Mondial du Lion d’Anger

Au soir du premier jour de dressage, les jeunes chevaux des cavaliers français sont en bonne position.Listes et classements

Organisation

Présentation du Mondial du Lion par Jean Michel Foucher, directeur du site du Haras National du Lion d’Angers et directeur de l’événement Mondial du Lion.

Que pouvez-vous nous dire de l’aventure Lion d’Angers ?

C’est ici la 26ème édition du Mondial du Lion. Personnellement, j’ai pris le train en marche en 1989. A l’époque, l’événement s’appelait le Concours Complet du Lion d’Angers Saumur Brut et était ouvert aux chevaux de tous âges. Cette année là, Ouest France, notre partenaire déjà à l’époque avait mis à notre disposition un communiquant pour un audit. Quinze jours plus tard, il est revenu nous voir en nous présentant un projet dont le titre était Mondial du Lion. Le nom était né. Au fur et à mesure des années, nous avons limité de plus en plus l’âge des chevaux participants jusqu’à arriver en 1998 à ne plus accueillir que des 6 et 7 ans et à devenir le championnat du monde de ces deux classes d’âge.

 

Pourriez-vous nous présenter le Mondial en quelques chiffres ?

Le Mondial du Lion, c’est :

  • une co- organisation orchestrée par l’IFCE et une association affiliée à la Fédération Française d’Equitation qui s’appelle Le Lion Equestre
  • un comité d’organisation de 28 personnes
  • 6 salariés à l’année qui s’occupent également des différentes manifestations et des visites du Haras
  • 360 volontaires
  • 11 000 mètres de cordage le jour du cross
  • 2 025 piquets
  • 28 hectares de Parking
  • 160 hectares du Parc départemental de l’Île Briand ouvert une fois par an pour cette occasion
  • 30 000 visiteurs le jour du cross
  • 32 partenaires dont Scania, le dernier arrivé
  • 50 000€ de dotations
  • 660 000€ de budget

Vous évoquez les partenaires, qu’elle est votre position par rapport à eux ?

Ils sont essentiels pour le fonctionnement d’une telle manifestation. C’est en partie sur leur présence que repose la pérennisation du Mondial depuis 26 ans. Il est impératif de leur offrir un événement pouvant servir de vitrine et dont les retombées en termes de visibilité et de notoriété sont importantes. C’est ainsi que nous sommes notamment heureux d’accueillir la Fédération Française d’Equitation. Cette présence montre une fois encore, comme le dit le slogan du département, que: L’Avenir se construit en Anjou. La plupart des chevaux de concours complet mondial, champion d’Europe, du Monde etc… sont passés par le Mondial du Lion. Ce partenariat permet à la Fédération d’être au plus près des couples d’avenir pour les accompagner ainsi que les propriétaires vers une démarche de haut niveau.

 

Cross

Deux questions à Pierre Michelet, Chef de piste international

Pouvez vous nous présenter en avant première le parcours de cross que ces jeunes chevaux de 6 et 7 ans affronteront samedi ?

Les 6 ans courent un CCI* et les 7 ans un CCI**. Bien que ce soient des jeunes chevaux, nous sommes ici au Mondial du Lion sur les normes techniques classiques et des distances maximales à parcourir. Pour la plupart des chevaux, ce sera la première fois qu’ils galoperont si longtemps, la récupération sera une des clefs du succès.
Comme chaque année ici, le public pourra découvrir des obstacles magnifiques. L’emblématique œil, placé au centre d’un hibou de 6 m de haut mais également, la nouveauté pour ce millésime, deux dragons que les chevaux auront à franchir, de part et d’autre d’une butte.
A ce propos, Je tiens à saluer le travail de Jacques Bouguier, charpentier du haras, dont les constructions sont de véritables œuvres d’art qui font chaque année le ravissement aussi bien du public que des cavaliers

Est-ce que le Parc d’obstacle, si varié ici, entre en ligne de compte quant à la construction de votre piste ?

Il me permet d’interpeller, en quelque sorte, visuellement les chevaux.
La sélection doit se faire sur la qualité intrinsèque afin de valoriser ceux qui ont « la classe » pour devenir de futurs grands.
Ca passe par un courage exemplaire. C’est notamment en cela, que le Parc d’obstacle est un atout majeur, il me permet de proposer un éventail de difficultés très large.
Autre point clef, le vallonnement du terrain qui permet de tester les qualités de fond et d’équilibre des chevaux.
Je peux dire que le cheval qui tracera un parcours sans encombre est prêt à évoluer dans l’avenir, vers le plus haut niveau.

 

Dressage

 

Le point sur les reprises des cavaliers français avec Jean Pierre Blanco, chargé du dressage pour le concours complet.

Quelles sont les étapes incontournables du dressage pour amener un jeune cheval de complet vers le haut niveau ?

Il faut vraiment s’attacher à ce que le cheval fonctionne le mieux possible. La rondeur et la décontraction sont déterminantes au fur et à mesure de la progression.

Quelles sont les attentes des juges vis-à-vis de ces jeunes chevaux ?

A six ans, l’accent est mis sur les bases. Les éléments de la reprise ne sont pas particulièrement techniques. Il faut s’attacher au fonctionnement des allures, à la régularité et à l’équilibre. A cet âge, on juge particulièrement l’acquisition des bases.
En revanche, à 7 ans, les exigences sont plus importantes. On aborde le travail de deux pistes. L’objectif est de confirmer l’acquisition des bases en y ajoutant des difficultés techniques. A cet âge, c’est l’expression qui devient un enjeu majeur pour l’accession au haut niveau.

Parlez-nous des couples du jour

La journée s’est bien passée. Pour les six ans, belle performance de Karim Florent Laghouag / Entebbe de Hus et Eric Vigeanel / Ramsa Villa Rose. Ils réalisent chacun une reprise avec beaucoup de décontraction et d’élasticité. Ils se classent respectivement au soir de cette première journée deuxième et troisième.
En ce qui concerne les 7 ans c’est également un beau tir groupé. 5 couples français sont pour le moment dans les dix premiers. Saluons la belle performance de Nicolas Touzaint second du provisoire avec Zonlicht.

Source FFE.