Bonne année 2014

Bonne année 2014 © jumpinews.comIMG_4227 2Une année de plus…

Avec vous !

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C’est pour vous que nous œuvrons au quotidien, pour vous débusquer les dernières infos et partager au mieux, chaque week-end, les plus grands évènements internationaux.

Cette année 2014 s’annonce particulièrement intense avec en ligne de mire la finale de la coupe du monde à Lyon et les Jeux Equestres Mondiaux en Normandie.

Entre rétrospective et engouement pour l’avenir, je dédie cette première plume de l’année à tous ceux que l’on à injustement tendance à oublier…

 

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2013 nous aura apporté bien des émotions avec la belle victoire de Bosty aux Championnats d’Europe avec Myrtille Paulois.

Des performances prestigieuses sur des parcours de haute volée comme ceux de Lucy Davis et son Barron qui viennent se glisser devant Staut et Delaveau lors du Global Champions Tour de Lausanne, ou la victoire héroïque de Nick Skelton et son Big Star à Aix-la-Chapelle, devant près de 50,000 spectateurs, sous le charme d’ une Janika Sprunger qui faisait chavirer les cœurs avec le fameux Palloubet d’Halong, vendu deux mois plus tard pour une somme record à 11 millions d’euros…

Palloubet d'Halong_MG_0267

Profil scott Brash LGCT 2013 © jumpinews.comDes révélations (ou des confirmations) de talents tels ceux prodigués par Scott Brash , sauvant la mise britannique aux championnats d’Europe et qui depuis lors ne cesse de briller aux podiums pour finir l’année en tête du classement mondial des cavaliers.

Un Patrice Delaveau qui bat les records de gains 2013, écrémant les grands prix les plus dotés avec les superbes chevaux de son piquet d’élite.

 

 

 

Daniel Deusser © jumpinews.com IMG_3567Révélation ou confirmation encore pour Daniel Deusser qui fort de son titre de champion d’Allemagne et de ses autres performances internationales, justifiait aisément les efforts de l’écurie Stephex pour s’adjoindre les services de l’ex-cavalier de la maison Tops.

L’Allemagne qui se voyait tout de même privée de finale de la coupe des nations 2013 suite à son refus de départ lors de l’étape à ST Gall. Mais une « mannschaft » revigorée par l’influx d’Hans Dieter Dreher qui signe lui aussi une saison exceptionnelle avec en prime la victoire au fameux GP coupe du monde devant son public à Stuttgart.

 

 

 

Pius Schwizer Geneve ©jumpinewsCôté suisse, Pius Schwizer voyait son piquet d’élite s’étioler au fil des offres, dont celles venues de la belle province d’Éric Lamaze furent sans doute des plus irrésistibles. De nouvelles recrues comme Picsou du Chêne assurent désormais la relève.

Steve Guerdat manquait un peu ses championnats d’Europe, mais il se revigore depuis le retour en indoor en étant aux avants psotes du classement provisoire de la coupe du monde.

 

Martin fuchs ©jumpinews.comMartin Fuchs continue son ascension vers les plus hauts sommets en décrochant un énième titre national et européen alors que les jeunes pousses helvétiques semblent suivre l’exemple de leurs ainés en prenant part aux meilleurs podiums internationaux.

Une relève qui fait un peu défaut dans d’autres nations et il est vrai qu’outre une perspective d’avenir,  du sang neuf apporte toujours un peu plus d’intérêt aux compétitions. 

 

De la jeunesse que l’on retrouve aussi chez les chevaux, avec des 8 ans que l’on voit venir perturber la hiérarchie, à l’image de For Joy van’t Zorgvliet HDC, (désolé pour le nom à rallonge!) que Kevin Staut menait récemment en final du GP de Genève.

Mais 2014 nous réserve encore de grands moments qui, à n’en pas douter, apporteront un réel engouement médiatique pour les sports équestres. Des rendez-vous inédits avec leurs lots de joies et de peines et qui devraient également permettre la mise en lumière de toute une filière qui œuvre bien trop souvent dans l’ombre des champions.

IMG_5138© groom jumpinews.com

Qu’en est-il des premières lignes, ses éleveurs,  grooms, enseignants, artisans et professionnels du métier, bourreliers et autres equimentiers, soigneurs et vétérinaires, maréchaux ferrants, etc. Les dévoués qui œuvrent sans vergogne. Tout ce beau monde mérite aussi une juste reconnaissance. Une filière mise à rude épreuve, dans une conjoncture économique de plus en plus délicate et soumise aux aléas des directives parlementaires dans une discipline qui à tendance à ne montrer que le côté brillant des shows équestres auxquels starlettes et V.I.P. apportent encore un peu plus de dorures et de paillettes.

Certes, sans de tels évènements richement dotés, le système manquerait fortement d’intérêt pour ses participants dont les principaux revenus sont issus des  gains en compétition. Mais sans public, l’engouement fait défaut et il nous arrive de plus en plus souvent d’assister à des concours où, mis à part les sièges de quelques propriétaires et autres servants assidus, les tribunes sont aussi garnies qu’un plateau de fromages chez les Inuits. 

Il serait alors sans doute plus juste de permettre au public d’aborder plus facilement ses épreuves, dont nous voyons au fil des week-ends, grandir les tablées blanches réservées aux « V.I.P», au détriment de places communes qui comme à Aix-la-Chapelle, ne demanderait pourtant qu’à être plus abordables pour être bien fournies.

Big Star &Nick Skelton vainqueur du GP Rolex d'Aix la Chapelle
Big Star &Nick Skelton vainqueur du GP Rolex d’Aix la Chapelle

Évidemment, les organisateurs sont soumis à des vecteurs économiques et de tels évènements coutent très cher. Il faut au minimum équilibrer les comptes pour espérer pérenniser une nouvelle édition, voir évoluer vers une étoile supplémentaire. Certains persistent dans la tradition « populaire » et Aix-la-Chapelle demeure le plus bel exemple que l’on peut drainer du monde.  

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Côté indoor, Genève, Lyon et Malines sont également proches du public et leurs succès constants, en sont la preuve. À contrario, d’autres s’efforcent pour faire venir du monde, gratuitement, mais par manque de « vedettes », ils se retrouvent avec des tribunes désertiques. 

 

 

Mais entre Champions Tour, Masters et autres Grands Chelems, c’est un peu la course à l’échalote, attirant plus facilement ces champions pour un chèque bien rempli. Chacun y allant de sa super dotation lors d’événementiels fastueux dans de nouvelles capitales aux patronymes de plus en plus exotiques, mais ou le public « non gratiné » se retrouve aussi choyé qu’un groupe de touristes à bord d’un charter.

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Et les chevaux dans tout cela ? Qu’en est-il vraiment ? Car comment ne pas penser un tant soit peu à ceux qui en sont le fondement et qui au fil du temps semblent être passés comme faire-valoir.

Pour preuve, prenez donc une liste de départ et essayez de vous rappeler le nom de certains nouveaux chevaux sur le circuit. Pour peu qu’il soit issu d’un élevage étranger aux particules aussi nobles qu’un cacao hollandais et que le nouveau propriétaire souhaite encore y adjoindre les initiales de son haras et vous vous retrouvez avec un nom dont l’affixe est aussi étiré qu’un bandeau publicitaire tracté par un avion de tourisme le long d’une plage du Languedoc au mois d’aout. 

Là aussi, nous savons bien que sans les sponsors, il serait plus que difficile de se maintenir à haut niveau, mais un peu de sobriété étymologique ne nuirait sans doute pas à la renommée des mécènes.

D’autant que les pistes sont déjà tellement fournies en panneaux publicitaires que certains terrains de concours ressemblent bientôt à des entrées de zones commerciales. Des illuminations dont on oublie parfois qu’elles peuvent aussi créer une gêne pour un animal certes accoutumé au fil du temps, mais dont l’instinct grégaire peut encore faire surgir quelques émotions.

Steve Guerdat et Nino des Buissonnets. Un couple fantastique
Steve Guerdat et Nino des Buissonnets. Un couple fantastique

L’émotion, c’est bien le mot clé pour parvenir à une symbiose entre la passion du sport et celle du cheval.

Sans elle, il ne resterait plus qu’un grand Barnum, s’étalant de ville en ville, sans autre intérêt que celui d’une poignée d’hommes et de femmes (soyons pour la parité !) pour un rendez-vous business autour du cheval.

Alors pour 2014, nous souhaiterions retrouver un peu plus d’émotions et surtout que la juste valeur des sports équestres se retrouve autour d’une passion, partagée par le plus grand nombre.

 

Encore une pensée émue à ceux qui nous ont quittés, hommes et chevaux ,qui au cours de leurs vies respectives et respectables, ont apporté leurs parts de dévotions pour l’épanouissement et la renommée de ce sport.

Et en avant pour une nouvelle année avec les chevaux ainsi que tous ceux qui, de près ou d’un peu plus loin, contribuent au quotidien à maintenir la passion.

IMG_3052coupe de champ © jumpinews

 Cette première plume de l’année, je vous la dédie.

Et à vous tous, un grand MERCI et encore une bonne année 2014!

 

 

C.G.

Pour jumpinews.com

 

 

 

 

 

 

 

2 réflexions sur « Bonne année 2014 »

  1. Merci pour vos bons voeux. Trés bonne année 2014 pour vous et que JUMPINEWS continue à se développer.

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