CSIW London: Bertram Allen détrôné par la FEI!

Le Petit Prince Déchu .

Bertram Allen

Après avoir remporté de main de maitre le Grand Prix du CSI de Londres, Bertram Allen s’est vu retirer la victoire par la FEI en raison d’une blessure de son cheval.

Suite au signalement par un Stewart d’une trace d’éperon trop prononcée sur l’un des flancs de Quiet Easy, le jury destituait la victoire du jeune irlandais au profit de son dauphin, en l’occurrence le légendaire Michael Whitaker.

Celui-ci s’empressait alors de dédier honorablement sa victoire à Bertam Allen .

Encore un mauvais film!

En observant de près (vraiment très près!) la photo prise par le groom de Bertram Allen et en s’accordant un minimum d’objectivité, on se demande tout de même si l’on n’a pas exagéré.

Si l’intégrité physique des chevaux doit être un souci permanent (tant pour les cavaliers que pour les organisateurs et à fortiori pour la FEI), il n’en demeure pas moins qu’une certaine compréhension et une analyse globale de la situation (eu égard au cavalier incriminé) devraient pour le moins prévaloir avant toute sanction.

Sans commune mesure et pour des faits totalement différents, cette décision lourde de conséquences n’est pourtant pas sans rappeler celle subie par Steve Guerdat au printemps dernier.

Scénario catastrophe et jeux interdits!

Si la FEI veut par ces décisions imprégner une certaine éthique, qu’elle aille donc jusqu’au bout. Supprimons cravaches, éperons, guêtres postérieures surdimensionnées et rabaissons les obstacles à cinquante centimètres, hauteur à laquelle le cheval en liberté franchirait sans détour (ou presque!) la barrière d’un herbage.

Interdisons la pratique des sports équestres à celles ou ceux qui, par leurs incapacités ou inaptitudes aux sports de haut niveau, ont mené leurs montures jusqu’à la chute, voir même jusqu’à la mort!

Et que dire de certaines « victoires » obtenues à brides abattues, le cul dans la brouette et la cravache en poignée de coin!

Il faudrait alors sans doute aussi repenser entièrement les sports équestres et se demander si le jumping à plus d’un mettre cinquante, les parcours de cross sur des obstacles fixes, le dressage dans des allures peu naturelles ou encore le tournoiement étourdissant d’un cheval de voltige, sont (en ce vingt et unième siècle rempli de douceurs humaines), encore en phase avec l’éthique et le respect envers un animal dont on se dit si proche…

Arrêtons le cinéma!

Mais bon, il est vrai que si Bertram Allen avait une meilleure fixité de son bas de jambe (telle que celle définie dans les manuels de « l’équitation moderne »…), il n’aurait pas non plus blessé son cheval.

Juger un tel cas en le qualifiant de souffrance envers un animal, tout en ayant dégusté quelques instants plus tôt un sandwich au rosbif ou quelques succulents (mais non moins bestiaux) « hot dog », revient un peu à filer des lunettes 3D à un nonagénaire atteint de la cataracte et à qui on voudrait faire profiter (en vue de son éveil artistique) du dernier star wars!

C’est ridicule et en plus le film est mauvais!

Alors, revenons donc un peu sur terre et arrêtons tout ce cinéma!

Ça en devient franchement ridicule!

C.G.

Pour plus d’infos sur l’affaire londonienne, nous vous invitons à lire l’article de Xavier Boudon rédigé sur horse-actu.fr.

Communiqué Olympia London