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Championnats du Monde.

La Suède en Or

©Photo: Herning2022/Stefan Lafrentz

Insatiable, la phénoménale équipe de Suède s’impose en finale devant les Pays-Bas et la Grande Bretagne

En accumulant 5 parcours sans faute et 11,62 points d’avance sur les Pays-Bas qui terminent deuxièmes, l’équipe suédoise a véritablement dominé ces championnats du monde. Paradoxalement c’est l’olympique Peder Fredricson qui signe la moins bonne performance avec H&M All In (0/12) alors que son frère Jens réussit le double sans faute avec Markan Cosmopolit ce qui ramène le duo suédois en deuxième place du classement provisoire en individuel.

Si Malin Baryard Johnson et son H&M Indiana cumulent 4 points par manche, Henrick Von Eckermann confirme pleinement son rang de numéro un mondial en signant un double sans faute magistral avec le royal King Edward. Une performance de plus qui les place en tête du classement individuel en vue de la finale de ce dimanche avec un total de 0,58 point, juste devant Jens Fredricson à 2,71 et le Belge Jérôme Guery qui, avec 3,35 pts, occupe la 3e place avec son exceptionnel Quel Homme de Hus.

La France à la trappe!

Alors qu’à l’issue des deux premiers rounds elle était en bonne posture pour espérer une place au podium, l’équipe de France termine laborieusement à la 6e place. Simon Delestre signe la meilleure prestation tricolore avec 4 dans l’ultime et délicate combinaison. Grégory Cottard fut encore bien à la peine avec Bibici fautif dès le premier obstacle puis encore une barre dans la délicate combinaison triple en fin de parcours.

Tous les regards se portaient ensuite sur Julien Epaillard qui menait jusqu’alors les débats avec sa bondissante Caracole de la Roque. Un parcours de haute volée jusqu’à l’abord de cette satanée dernière ligne marquée par une reprise un peu trop franche causant deux fautes sur les deux verticaux du triple. Outre la remise en cause d’un podium par équipe, ce fut hélas aussi un mauvais résultat pour le classement individuel puisque le duo normand terminait l’épreuve en reculant au 12e rang!

Ô combien de fois décisif au sein de l’équipe de France, Kevin Staut n’arrive cette fois pas à rattraper les erreurs de ses partenaires. Egalement fautif dès le N°1 puis encore par deux fois sur ce délicat parcours avec un Viking de la Rousserie bien timide, l’un des piliers de l’escadrille tricolore fait définitivement vaciller les bleus hors du podium.

Les Suisses n’eurent guère plus de réussite. Malgré sa grande maitrise avec Vancouver de Lanlor, Pius Schwizer écope d’une faute en fin de parcours. En benjamin de l’équipe, Edouard Schmitz tentait le maximum, mais malgré ses efforts il accumule 8 points avec Quno. Toujours à l’affut pour une place en individuel, Martin Fuchs sortait alors le grand jeu en plaçant son gris Leone Jei sur un tracé idéal pour un sans faute magistral. Tous les espoirs helvètes se tournaient alors vers Steve Guerdat. Hélas, au sommet du mur, Venard de Cerisy emportait un élément puis achevait toute illusion en fautant une seconde fois. Avec un total de 26,83 points, la Suisse échoue au 8e rang.

D’un point de vue d’ensemble, ces championnats ne manquent pas de rebondissements avec bien des changements au fil d’épreuves particulièrement relevées. Il faut dire que Louis Konickx et Qintin Maertens (le duo néerlandais œuvrant en chefs de piste) n’ont pas lésiné sur le nombre d’obstacles aux combinaisons vertigineuses avec de longs tracés sur parcours établis aux cotes maximales.

Même si l’on comprend qu’avec un tel panel de cavaliers il est délicat d’obtenir un parcours judicieusement sélectif, il y a tout de même de quoi se demander pourquoi la FEI n’arrive pas à établir une sélection plus affinée afin d’éviter une telle pléthore d’engagés dont une bonne partie ne devrait même pas être de la partie, tant la différence de niveau est aussi flagrante qu’irresponsable!

Cela éviterait d’avoir des couples hors limites dans des parcours qui dépassent largement leurs niveaux et ramènerait la durée des épreuves en des temps plus acceptables pour tous!

Place maintenant à la finale individuelle ( dimanche à 14h) , où, à n’en pas douter, il risque encore d’y avoir des surprises…

Le classement final par équipe ICI.

Le classement individuel provisoire ICI.