Max Hauri est décédé

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Bien triste nouvelle dans le monde du jumping.

Le champion suisse Max Hauri s’est éteint ce dimanche 6 décembre à l’âge de soixante-quatorze ans.

 

Comme son illustre soeur cadette Heidi Robbiani, Max Hauri fut un cavalier international de l’équipe suisse et fit partie de la sélection lors des J.O. de 1964 à Tokyo et de 1972 à Munich où, fait très rare, le champion helvétique se mit en exergue en CSO et en Concours Complet.

Cavalier talentueux (avec Vivaldi / Haïti / Radar / Look Twice / Shoeman / Red Baron) il fut également un marchand de chevaux des plus réputés.

Souvent rencontré au croisement des vastes prairies normandes, Max Hauri était à l’affut de jeunes chevaux prometteurs dont il sut rapidement détecter les talents.

Il en fut de même avec les cavaliers dont certains illustres se distinguent aujourd’hui au plus niveau international.

Verdi III Pius Schwizer/ Max hauri IMG_0291
Verdi III et Pius Schwizer vainqueurs de l’épreuve coupe du monde à Lyon en 2012

Pour Pius Schwizer c’est avec une grande tristesse qu’il évoque la disparition de l’un des ses plus fidèles partenaires : « C’était un homme exceptionnel, droit et sans détour. Il m’a apporté beaucoup, confié des chevaux d’exception et il m’est toujours resté fidèle, même dans les moments les plus délicats. C’est une grande perte et je suis de tout cœur avec toute sa famille. »

Parmi les chevaux de haut niveau partagés avec Pius, on se souviendra de Verdi III (vainqueur en coupe du monde à Lyon) de Picsou du Chêne ou encore de PowerPlay dont le Soleurois avait su mettre en avant tous les bons moyens en remportant bien des épreuves.

 

Max Hauri fut aussi l’un des pourvoyeurs de la famille Pessoa avec entre autres stars, Vivaldi (qu’il avait monté lui-même au plus niveau international), Spécial Envoy ou encore Tomboy.

Mais outre les chevaux, Max Hauri fut aussi un formateur hors pair de jeunes cavaliers dont Alain Jufer fut l’un de ses élèves des plus assidus. Une formation qui allait d’ailleurs bien au-delà de la technique équestre et dont le Jurassien (désormais premier cavalier de Gian Battista Lutta) se sent aujourd’hui orphelin.

Sur sa page Facebbok, il lui adresse ces mots émouvants :

— Cher Max,
En apprenant cette triste nouvelle, il me tenait à cœur de t’adresser quelques mots. Tout d’abord, merci pour tout ce que tu as fait pour moi, que ce soit dans mon apprentissage de la vie de cavalier, ou pour tes précieux conseils dans la vie de tous les jours. Tu as été comme un papa pour moi et ça, je ne l’oublierai jamais. Nous avons non seulement perdu un grand Monsieur du monde de l’équitation, mais aussi un homme franc et correct comme je t’ai toujours connu. Je ne pourrai jamais assez te remercier.
Ton cavalier protégé. — »

Bel hommage d’Alain Jufer auquel nous vous invitons à joindre la lecture de l’article d’Alban Poudret (en ligne sur le site du — cavalier romand) dans lequel le bel itinéraire de Max Hauri vous sera détaillé.

À toute sa famille et ses proches, nous adressons nos sincères condoléances.

R.I.P. Max.