Thierry Pomel sélectionneur de l’équipe de France

Nouvelle équipe et nouveaux plans.

Dans un communiqué de la FFE, le président Serge Lecomte annonce les nouvelles stratégies mises en place pour atteindre au mieux les objectifs des prochaines olympiades à Tokyo l’an prochain puis à Paris en 2024.

Il confirme la nomination de Thierry Pomel au rang de sélectionneur, suppléé dans sa tâche par Édouard Coupérie. Henk Nooren interviendra en tant qu’assistant technique tout comme Barnabas Mandi.

Une nouvelle équipe dirigeante qui sera en charge de gérer deux groupes de cavaliers, sélectionnés en fonction des objectifs .

Pour se faire, la FFE mise sur la qualité de symbiose de sa directrice technique nationale, Sophie Dubourg et sur le nouveau sélectionneur, Thierry Pomel qui sera assisté dans sa nouvelle tâche par Edouard Couperie qui fait ainsi son entrée dans le bastion fédéral en tant qu’entraineur adjoint.

Les cavaliers d’élite pourront à nouveau compter sur l’appui technique d’Henk Noren et de son compère Barnabas Mandi.

Jusqu’alors adjoint de Philippe Guerdat dans l’encadrement des élites de CSO mais aussi de CCE, Thierry Pomel (61 ans) s’occupait plus particulièrement du suivi des cavaliers de moins de 25 ans. Une place stratégique pour détecter les cavaliers de relève susceptibles de rejoindre les cadres élites.

– Le projet sportif évolue pour rendre les équipes de France plus performantes. Nous avons beaucoup travaillé à élargir le vivier pour accéder au plus haut niveau. Pour Rio 2016, nous nous sommes concentrés, avec le succès que l’on connaît, sur l’objectif médailles. Aujourd’hui, il faut mettre en place une politique de formation vers la performance.
En 2019, nous devons qualifier le saut d’obstacles, le dressage et le para-dressage, tout en préparant les équipes pour l’échéance olympique de Tokyo 2020. Dans le même temps, il nous faut mettre en œuvre le projet 2024 pour les Jeux olympiques de Paris.
C’est ce qui nous a conduits à revoir le dispositif fédéral pour le haut niveau avec un staff fédéral ayant pour mission d’assurer les formations et sélections nécessaires à la montée en puissance du niveau de performance des équipes de France.
Pour une meilleure lisibilité sportive, nous mettons en place un Groupe 1 et un Groupe 2 sur la base des performances dans les compétitions de référence clairement identifiées. C’est aussi pourquoi nous ciblons les aides sur les couples qui font leurs preuves en compétition.

L’objectif est clair : réussir à Tokyo 2020 et préparer Paris 2024 pour briller à domicile. La FFE renforcera son soutien auprès des cavaliers et propriétaires mobilisés sur le projet olympique en visant l’excellence dans tous les domaines de la performance. »    

Rajoute le président Lecomte dans son communiqué.

De quoi succéder vaillamment au palmarès de Philippe Guerdat qui fut à la tête de l’équipe de France depuis février 2013 et qui depuis lors aura notamment ramené dans l’escarcelle tricolore un titre de Champion d’Europe individuel avec Bosty, un doublé en bronze aux jeux mondiaux à Caen en 2014 ( Delaveau, Delestre, Leprevost, Staut) et une médaille d’or par équipe aux J.O. de Rio ( Bost, Leprevost, Rozier, Staut). La barre est haute!

Certes, depuis l’épopée brésilienne et malgré quelques beaux succès, les performances ( individuelles ou par équipe) ne furent plus aussi grandioses. Faute à qui, à quoi, pourquoi? Cavaliers, sélectionneur, manque de chevaux, de propriétaires, organisation …Sans doute un peu de tout cela.

Mais ce genre de situation n’est pas propre aux sports équestres. Foot, tennis, basket, natation, c’est le lot commun à toutes les disciplines de haut niveau. Tant que ça gagne, on a tendance à croire que cela va durer. Quand ça ne va plus, on cherche des raisons, on en trouve (ou pas) et quoi qu’il en soit, on tranche.

Généralement, c’est le sélectionneur qui saute en premier et rarement l’attaquant star qui est virée, même s’il ne renonce pas à ses sorties en boîte de nuit! Quant à la démission d’un président…

Face aux différents déboires, le tout est d’appliquer la fameuse méthode du « CHANGEMENT ». Ça ne marche pas toujours ( même à la tête d’un état), mais ça résonne comme une promesse de « ça ira mieux demain! »et c’est ce que va tenter la FFE par la mise en place de nouvelles entités.

Alors, saluons encore les résultats obtenus jusqu’alors, gardons en mémoires les jours de victoires sans oublier les défaites qui serviront de socle à de nouvelles bases.

Souhaitons bonne chance à ceux qui vont tenter d’ y parvenir à nouveau et dont nous ne saurions douter des meilleures intentions pour l’intérêt commun pour un meilleur avenir des sports équestres.

Rien n’est joué, tout est à gagner.

Quelques précisions communiquées par la FFE

Les formations par groupes.

Le GROUPE 1 et le GROUPE 2 sont créés dans chaque discipline olympique et paralympique. Ils rassemblent des couples en fonction de leurs performances sportives, dans le respect de la charte du sport de haut niveau de la FFE.
Le Groupe 1 est la référence pour les sélections des rendez-vous majeurs notamment les championnats d’Europe et les Jeux olympiques.
Le Groupe 2 permet un suivi personnalisé des meilleurs couples en devenir et le développement du vivier Ambition 2024.

La CONVENTION JO formalise l’engagement réciproque de la FFE avec les propriétaires de chevaux de haut niveau dans un but partagé d’ambition sportive. La signature de cette convention conditionne l’accès d’un couple au Groupe 1.

La FFE accorde aux couples des aides et primes en fonction de leur groupe et de leurs performances.

CRITÈRES D’ACCÈS AUX GROUPES

Les performances des couples cavalier/cheval obtenues sur les compétitions de référence conditionnent l’accès et le maintien au sein des Groupes 1 et 2. La composition des Groupes est actualisée après chaque compétition de référence.


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