Le décès d’Alain Beucher

Adieu Capitaine.

Beucher soleil

 

À 63 ans, après un rude combat contre la maladie, Alain Beucher s’est éteint, laissant en peine son épouse Mireille, ses deux enfants, Élise et Nicolas, ainsi qu’un bon nombre de cavaliers, éleveurs, amis et autres passionnés de chevaux dont il fut l’un des plus joviaux représentants de cette Alsace qu’il aimait tant.

 

 

« La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille, mais si l’on tient bien le bar, y a toujours moyen d’y naviguer! » nous avait-il dit un jour, sourire au coin, accoudé à la lice d’un terrain de concours, là ou il aimait tant se retrouver pour apprécier les parcours de ses chevaux.

La passion des chevaux, Alain Beucher la tenait chevillée au corps depuis sa plus tendre enfance. Natif de Loire-Atlantic, son engagement dans l’armée l’emmènera en Alsace, à Neuf-Brisach au 9e Régiment de Génie. Poursuivant encore son actif à la Garde Républicaine, il reviendra sur les rives du Rhin pour trois années dans le monde du cheval auprès de la famille Schmidt.

Amouraché de Mireille qui deviendra par la suite son épouse , il décide alors de rompre un tant soit peu avec ses ambitions cavalières pour un métier suffisamment rémunérateur pour sa future vie en couple . Après un passage dans la société Kadis à Colmar, il fonde en 1986, Abedis, sa propre société de distribution de boissons.

Son tempérament d’entrepreneur, ses facultés d’innovation et d’adaptation aux demandes de la clientèle lui permettent d’atteindre une croissance exponentielle. Son entreprise devient alors pour ainsi dire leader dans son secteur.

Mais ces activités professionnelles ne lui font pas pour autant oublier sa passion des chevaux, soutenant au passage quelques cavaliers régionaux tels que Fabrice Schmidt, Fréderic Sonntag, Fabien Acide ou encore récemment Simon Delestre .

Elise Beucher_MG_5454Cette passion, il la partagera aussi en famille, conduisant sa fille Élise  sur les terrains de concours de France et de Navarre.Des week-ends qui lui apportaient autant de bonheurs en bord de piste, qu’autour de la tablée qu’il avait dressée  à côté de son camion pour des soirées conviviales avec sa famille et ses « potes ».

_MG_3205Il investira également dans l’achat de jeunes chevaux tout en s’attachant aussi à l’élevage, notamment par le biais d’un de ses amis, Alphonse Wanner.

Une forme de retour aux sources (ou presque) pour ce breton d’origine, dont les pérégrinations servaient souvent de petits prétextes à quelques belles escapades.

 

Après 25 ans d’Abedis, Alain Beucher cédait en 2011 les rênes de son entreprise à ses plus proches collaborateurs. Mais cette pseudo-retraite devait alors lui servir de nouveau tremplin pour développer ( toujours en famille) de nouvelles sociétés.

D’une part Hippopromo (société spécialisée dans la distribution d’aliments et autres accessoires pour chevaux)  tout en investissant dans la reprise en partenariat avec Thierry Jauss des Écuries du Dachsbuhl à Colmar.

Hélas, frappé en plein élan par la maladie, Alain Beucher devait alors renoncer à bien des projets pour mener un nouveau combat.

Malgré ce satané cancer, son optimisme et sa force de caractère lui permirent encore d’entrecouper ses traitements par quelques escapades sur les terrains de concours. Une vraie bulle d’oxygène qui lui permettait d’y apprécier autant l’évolution de ses chevaux que d’y côtoyer ses amis.

Le grand tourbillon de la vie vient de l’emporter dans son écume, mais nul doute que depuis les bords de son nouveau rivage, Alain Beucher veillera sur son cheptel.

À son épouse Mireille, sa fille Élise et son fils Nicolas, nous adressons nos plus sincères condoléances et toute notre compassion en partageant leur peine.

Les obsèques auront lieu ce jeudi 4 février à 14 h 30 en l’église Royale St Louis de Neuf-Brisach.

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